Québec : « NON » à la réforme Barrette

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La réforme Barrette, couramment connue sous l’appellation de projet de loi 20 (PL 20), prévoit d’imposer un quota de patients aux médecins. Un fait que les étudiants en médecine et les omnipraticiens refusent catégoriquement.

Les étudiants manifestent

Avec leur sarrau et leur stéthoscope, les étudiants des quatre facultés de médecine de l’agglomération du Québec (Montréal, Sherbrooke, Laval, McGill) sont descendus dans la rue, avec des pancartes pour se faire entendre du gouvernement et du ministre de la Santé, Gaétan Barrette. Ils sont partis de la place George V vers l’Assemblée nationale. Pour eux, l’adoption du PL 20 risque de :

  • Ternir la qualité des soins fournis aux patients
  • Décourager la majorité des étudiants qui vont finir par s’exiler
  • Trop encadrer la médecine familiale

Si les étudiants choisissent la médecine familiale, c’est parce qu’ils peuvent y faire de la bureaucratie, de l’urgence et de la gériatrie. En leur imposant un quota de patients, ils n’auront plus beaucoup de choix et c’est ce qu’ils craignent. Certains manifestants pensent déjà choisir une spécialité pour quitter le domaine de la médecine familiale.

Barrette répond

Face à cette manifestation, le ministre de la Santé reste calme et ne se laisse pas démonter. Mieux encore, il persiste dans sa décision puisque selon lui, le PL 20 a comme but de remettre les patients au centre du système de santé. Pour lui, cette décision va dans l’intérêt des patients. Il reconnaît toutefois que les omnipraticiens devront faire face à quelques changements, mais rien d’insurmontable. Quant à la menace de s’exiler, le ministre n’a même pas daigné y prêter attention.

Un projet réaliste

D’après le chercheur Damien Contandriopoulos, la réforme Barrette est réaliste si et seulement si l’État met à disposition des omnipraticiens les outils nécessaires pour mener à bien leur travail. Il précise également que depuis la mise en place des GMF (Groupes de médecine de famille), les quotas de 1 200 à 1 500 patients annuels ont déjà été évoqués. Il ne s’agit donc pas d’une idée de dernière minute, mais un projet qui date depuis longtemps, mais dont l’application a été retardée.

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